Vendredi 23 janvier 2009
Si vuos pvueoz lrie ccei, vuos aevz asusi nu dôrle de cvreeau. Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt 55 porsnenes sur cnet en snot cpalabes. Je n'en cyoaris pas mes yuex que je sios cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Le povuoir phoémanénl du crveeau huamin. Soeln une rcheerche fiat à l'Unievristé de Cmabirgbe, il n'y a pas d'iromtpance sur l'odrre dnas luqeel les lerttes snot, la suele cohse imotprante est que la priremère et la derènire letrte du mot siot à la bnone palce. La raoisn est que le ceverau hmauin ne lit pas les mtos par letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt n'est-ce pas? Et moi qui ai tujoours psneé que svaoir élpeer éatit ipomratnt!
merci à Dominique pour le texte

Alors vous l'avez lu ce texte ou vous est-il resté étranger? Je n'ai pas de difficulté à le lire. Je le lis même plus vite qu'un texte normal.  Alors que je suis plutôt un lecteur lent avec un texte normal. Cela vient du fait que mon esprit lâche sur une envie de vouloir tout décrypter. Il se "détend" et entre dans une perception plus globale, plus efficace, plus rapide.

Etonnant ce que notre cerveau bricole, non ?


Si on le stimule un peu, si on le surprend, si on le retourne, si on le prend par surprise, on rend notre cerveau plus performant et plus intelligent. Comme pour ce texte. Pour que ça marche, il faut lui laisser des repères fondammentaux, un début et une fin. N'est-ce pas une petite révolution ?

Finalement la répétition n'ennuirait-elle pas profondément notre esprit?

Et si la rationalisation des objets et de l'espace, leur ordre immuablement répété de manière identique, finaissait par nous robotiser le cerveau? Et si à force de rechecher la performance on finissait juste par créer des générations de cerveaux paresseux et incapables de se saisir de la globalité de ce qu'ils perçoivent?

Et si ce que l'on appelle la bonne lisibilité, l'utilisabilité et autres critères de performance ergonomique n'était  que les critères de fonctionnement minimal de notre merveilleuse machine cérébrale?


Je n'ai jamais été convaincu par les "ayatollah" de l'ergonomie ultra rationnelle, trouvant leur démarche réductrice et minimaliste. Je le suis encore moins.

Le cerveau n'est-il pas plus grand et les possibilités créatives de l'être humain ne sont-elles pas infinies?
Par Tristan Balguerie - Publié dans : Laboratoire
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Mardi 13 janvier 2009
Cette illusion d'optique est très connue, elle a pas mal circulé sur le net. Je trouve qu'elle illustre très bien notre capacité a mobiliser l'une ou l'autre des deux parties de notre cerveau pour faire suite à mon précedent billet Cerveau droit ou cerveau gauche ?

Observez dans quel sens tourne la figurine.
Dans le sens des aiguille d'une montre ou dans le sens contraire?
Vous en êtes sûr?
Observez encore !



En fait le sens de la rotation est une pure illusion d'optique de notre cerveau, il est possible de la voir tourner dans un sens ou dans l'autre. Mais notre cerveau décode l'image en lui donnant un sens, alors que l'image n'a pas de sens. Et le sens que le cerveau choisit nous enseigne sur la partie de notre cerveau que nous mettons à contribution dans notre perception.


Si on voit la jeune femme tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est l’hémisphère droit du cerveau qui fait la lecture (intuition, perceptin sensible). Si on la voit tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est l’hémisphère gauche qui lit l'image et traduit le mouvement (logique rationnelle).

Si vous la voyez tourner toujours dans le même sens... c'est pas grave. Vous avez bien un cerveau entier ! Mais peut-être que votre façon de percevoir le monde est emprunte, à cet instant, d'un mode de fonctionnement un peu rigide.

Essayez de regarder l'écran sans le fixer, ou de fixer un point qui n'est pas sur l'animation, puis faites venir à vous deux états différents, soyez tout d'un coup :

- pragmatique, logique, rationnel, mécanique, imaginez une tache très linéaire, un planning par exemple, oiu une page d'agenda avec tout cet enchainement de choses.

puis un instant après

- ressentez une émotion venant d'une image, d'une couleur ou d'une odeur, ressenter quelques choses de très spontanée et immédiat qi fait appel à vos sens et crée une émotion spontanée, allez à la rencontre de votre madeleine de Proust

Vous la voyez tourner dans les deux sens ? C'est possible et c'est amusant. Amusez vous à connecter vos hémisphères. Et à la prochaine réunion de travail, pensez à lâcher le stylo de temps en temps pour ressentir, vous ne verrez peut être pas votre boss ou votre client danser sur la table, mais votre perception sera certainement enrichie et plus complète.

Animation récupérée sur le site de lemondeavance
Par Tristan Balguerie - Publié dans : Fiche pratique
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Mardi 13 janvier 2009
Dans l’Internet, quand on a plus de dix ans de métiers ont fait figure de vieux sage… ou de vieux singe. Ca revient un peu au même, on connaît les grimaces. En 1996, quand je débutais sur le web, il y avait moins de 100.000 foyers connectés à l’Internet, 10 ans plus tard ils étaient 10 millions !

Ce petit rappel nous montre à quel point les métiers de l’Internet sont jeunes, et se sont développés rapidement. Pour la plupart, ces métiers existent à peine depuis une dizaine d’année. L’effusion des années 2000 a fait exploser les cursus de tout poil pour former à la va vite une armée de jeune gens provenant de pleins de métiers différents. A l’époque, un petit CV de 1 à 2 ans d’expérience se négociait à prix d’or.

Depuis, les formations se sont structurés, les métiers se sont dessinés. Dans les pépinières du web ont a donc recruté en masse des individus venant de pleins de cursus différents, formés très sommairement et qui pour la plupart ont conquis leur métier à la force du poignet en s’appuyant sur leurs bases initiales.

Deux cultures principales se sont alors rencontrées : le monde de l’informatique, et le monde de la communication. Ces mondes étaient assez radicalement opposés dans leur nature. D’un côté le monde rationnel de l’informaticien, analyste, technique, rationnel, intraverti, minimaliste dans l’expression, il œuvre pour transmettre et relier des informations, de l’autre côté le monde du communiquant, intuitif, sensitif, éloquent, volubile, extraverti et attaché à la forme, il veut faire passer des impressions, des émotions…

Un pur cerveau droit et un pur cerveau gauche se sont donc rencontrés dans un monde en pleine création : le web.

Il y a peu de temps on me demandait ce que je pensais de la cohabitation de ces deux cerveaux au sein d’une équipe. Souvent on pose cette question parce que de manière sous-jacente, on est confronté à la question de savoir qui doit dominer l’autre : c’est qui le chef, le designer ou le développeur ? Ce n’est pas qu’on ait forcément envie de désigner un vainqueur, mais il faut souvent arbitrer, aussi bien dans les équipes qui réalisent des projets web, que chez les clients qui ont, eux aussi, des adeptes du cerveau droit qui regarde de travers les adeptes du cerveau gauche et vis et versa.

Alors ? C’est qui le gagnant ? Faut-il un gagnant ?

Le monde et son évolution ne sont-ils pas entrain de nous montrer que le gagnant, serait plutôt celui qui sera capable de faire travailler ces deux cerveaux ensembles ? Et d'une certiane manière, le web et son explosion qui viennent mixer ces deux cultures ne sont-ils pas en train de forcer des barrières qui avaient séparées l’humanité en deux depuis des siècles?

Le cerveau droit intuitif apprend à adapter sa créativité et son intuitivité à la réalité de l’état du monde et des moyens technologiques et économiques dont il dispose pour sa réalisation, tandis que le cerveau gauche apprend à repousser les limites de ses outils toujours plus loin pour satisfaire des besoins qui dépassent la logique et servent la beauté, l’émotion, le ressenti.
N’est-ce pas cela le web, n’est-ce pas un milieu passionnant pour apprendre à créer le monde de demain en apprenant à refaire fonctionner les contraires ensemble, en créant une richesse nouvelle qui ré-intègre les composantes sensibles et pratiques de l’être humain?

Alors pourquoi vouloir choisir ? Qu’est-ce que c’est que ce choix? N’est-ce pas là juste un ersatz d’une culture éducative sélective obsolète qui range les individus à peine sortie du collège en matheux, ou en littéraire, en Bac A ou en Bac S, et crée des échelles de valeurs, sans nous apprendre à respecter, collaborer et aimer cette composante de l’autre que nous développons moins ?

On n’a pas tous les mêmes aptitudes, mais pourquoi continuer à rechercher dans notre savoir et nos capacité une valeur supérieure, une raison supérieure, au lieu d’enrichir notre travail de ce que l’on ne maîtrise pas?

Le monde de demain n'appartiendrait-il pas finalement à ceux qui décideront de créer des ponts entre leur deux cerveaux?
Par Tristan Balguerie - Publié dans : Un peu de philosophie
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Mercredi 7 janvier 2009
Il y a quelques mois de cela, une amie m’avait fait lire un article provenant d’un magazine sur le management, je crois. L’article développait une thèse disant que plus on était nombreux à participer à une recherche, plus on avait de chance de trouver une solution juste, et il relatait l’histoire suivante.

Un test avait été effectué par un groupe qui devait, aidé de quelques indications, situer une épave sur une carte marine. Aucun des participants n’avait situé correctement l’épave. En revanche, si on reliait entre eux les points désignés par les participants, ils dessinaient une forme au centre de laquelle se trouvait l’épave ! Cette histoire est à peine croyable, on dirait de la magie ou de la science fiction ! J’avoue, j’ai eu un petit doute sur la vérité de ce phénomène.

Habitué à guider mes analyses et recherches, je m’entoure d’un réseau d’idées, de visions et de perceptions diverses qui m’apportent toujours un éclairage nouveau et intéressant, mais je ne fais pas appel de manière systématique à un florigège point de vue, probablement à tort.

Récemment, je répondais à un appel d’offre de refonte d’un site de ministère. Un des enjeux était de poser la stratégie de communication et le positionnement de cette institution sur Internet.  Pour rechercher le meilleur positionnement possible, j’ai réuni un groupe test que j’ai animé pendant une heure ou deux. Plus tard j’ai confronté les idées émises avec les miennes, et encore plus tard, j’ai associé des personnes très intuitives à la perception de ce positionnement. Il est ressorti de tout cela les lignes directrices d’un concept fort qui a été un des éléments clés de la réussite de cette affaire. Sans en avoir la certitude, je suis assez persuadé que la pluralité des points de vue a été un élément important de la maturité de la solution proposée.

Finalement, cette expérience récente m’a montré que l’expérience de la carte et de l’épave est très probablement réelle, et qu’il serait intéressant de l’étudier de plus près.

On peut en tirer un enseignement simple : plus on est nombreux à rechercher une solution, plus on a de chance de s’en approcher. L’opinion d’un seul, même le meilleur de tous, a moins de chance d'atteindre le but que l'opinion d'un groupe. Le fait est que plus on regarde un sujet depuis des points de vue variés et différents, plus on en a une image complète et sûre de la solution. Bien sûr, les points de vue de chacun sont plus ou moins éloignés de la solution et certains, si on n’écoutait qu’eux, nous éloigneraient beaucoup du but. Pour autant, leurs opinions représentent des éclairages différents qui convergent vers la position exacte de la solution.

Le schéma ci-dessous matérialise cette curieuse idée. Chaque rond représente le point de vue d'un individu par rapport à la solution recherchée. L'étoile représente la solution.
On voit que l’opinion de l’individu « B » est celle qui est la plus proche de la solution, alors que l’individu « A » apporte un éclairage assez éloigné du centre. Pourtant, l’opinion de « B », bien que plus éloignée de la solution, est utile pour se rapprocher de la solution qui se siteu à l’épicentre des vues de chacun. Si on écartait les opinions lointaines sous prétexte qu’elles ne sont pas assez proche de la solution, on ciblerait moin précisément la solution. Il s'agit là de porter un jugement nuisible à la recherche de la solution.
Cette notion est fondammentale !

Ce schéma nous montre que le fait de porter des jugements sur les opinions est un comportement puérile.

Or souvent dans les projets, les leaders d’opinion, qui sont en général les personnes qui ont le plus de charisme et ont une opinion plus proche de la cible, des profils « B », ont tendances à démolir les opinions très contradictoires, type « A ». Je dois avouer que j'ai du faire cela plus d'une fois en ne voulant pas perdre de temps avec des points de vues que je jugeais non primordiaux.

Cette réaction d’ego est en fait nuisible et conduit à des demi-succès qui finissent par devoir être corrigé tôt ou tard car elles ne tiennent pas compte de point de vue qui finiront pase faire entendre .

C’est donc par des éclairages différents, des visions et des points de vue différents que l’on permet de situer au mieux une position juste.La condition n'étant pas que l'on soit proche ou éloigné du point recherché, mais simplement que l'on tourne son attention, son regard, vers lui. Le schéma montre bien que peut importe la distance, c'est la richesse du faisceau de convergence qui donne toute la précision.

Le rôle du pilote étant avant tout d’être ouvert à la plus incongrue des suggestions, car elle révèle malgré tout une tendance vraie, si minime soit-elle, qui permettra de cibler avec plus de précision le but d’un projet.

Un bon pilote devient alors un Etre capable d’écouter une pluralité de points de vue et d’en tirer une synthèse la plus juste possible.
Par Tristan - Publié dans : Réussir
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Mercredi 31 décembre 2008
Les métiers de l’information et de la communication sont encore jeunes. Si la culture web se diffuse assez largement chez les usagés, la culture des métiers du web est encore en pleine création. Les mutations fréquentes de technologies, de réseaux, d'habitudes donnent une impression de sables mouvants à ceux qui s'y aventurent.

Les agences et les SSII s’appuient sur quelques processus plus ou moins rôdés qui permettent de cadrer globalement les prestations de conception et de réalisation de projets Web avec une pérennité plus ou moins assurée. Mais les mutations technologiques bouleversent tous les jours ces acquis.

Chez les clients, aussi, la culture des projets web a bien avancé. Mais elle est moins uniformément acquise et elle reste encore souvent assez floue. Le besoin d’accompagnement est important. Il n’est pas rare de recevoir des cahiers des charges assez sommaires ou incomplets qui tiennent sur quelques pages, pour des projets réclamant 6 mois à un an de travail.

Comment les aborder ? Comment répondre à une question posée de manière aussi incomplète ou insatisfaisante ?

J’ai en mémoire un cas récent où, au lieu de considérer la lacune dans l’expression de besoin du client comme une belle opportunité, celle-ci a été pris au pied de la lettre. C’est un peu comme si on avait appliqué le dicton « A question bête, réponse idiote ». La sanction a été rapide, l’offre rédigée avec ce manque d'implication a été jugée peu convaincante.

Qu’attendait le client ?

Du conseil, de l’accompagnement, tout simplement. Il attendait qu’on l’accompagne dans sa propre compréhension de ses besoins. C’est un travail qui demande du temps et une certaine empathie pour le client. Mais quand ce travail est bien fait, il est très souvent payant. N’est-ce pas là l’essence même du service ?

« Si l’on interroge bien les hommes, en posant les bonnes questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose. »
Platon


Les métiers de la communication et de l’information transitent sur des réseaux Internet et Mobile très changeants. Ils apparaissent comme des continents nouveaux pour la plupart des entreprises ou des institutions qui s’y aventurent. L’appréhension et l’incertitude sont naturelles. Lorsque l'on est expert en son domaine, la non expertise de nos clients est une bénédiction. Pourquoi se plaindre d'un client qui ne sait pas exactement ce qu'il veut? 

Lorsque l’on a une expertise et que l’on est interrogé sur ces sujets, l’humilité et l’empathie sont des qualités importantes à développer pour « poser les bonnes questions » sans attendre de nos futurs clients qu’ils aient tout compris et tout acquis. En posant les bonnes questions on découvre, comme l’explique si bien Platon, qu’ils savent parfaitement ce qu’ils veulent. Offrir ce cadeau à un prospect c’est bien souvent en faire un client fidèle.

Ce n’est pas parce que l’on fait du business qu'il faudrait croire que la générosité, la bienveillance et la sincérité sont incompatibles avec le succès.
Par Tristan - Publié dans : Comment rater une affaire
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Mercredi 31 décembre 2008
Moi, en France, il faut toujours que je me justifie parce que je suis marocain. Les gens normaux sont seulement ceux qui sont les plus nombreux.
Ahmid


Un commercial-philosophe-responsable-courageux-marocain m’a dit cela ce week-end. La phrase m’est restée en mémoire. Elle a résonné dans ma tête. Elle me posait d’autres questions. Est-ce que la normalité serait seulement cela, la loi des plus nombreux ? La norme, en somme, ne serait-elle que ce que le plus grand nombre considère comme juste? Est-ce vraiment comme cela que le monde tourne ?

Si dans une société la majorité s’accordait pour dire que la Terre est plate, que Soleil tourne autour de la Terre, que les noirs n’ont pas d’âme, que les arabes sont des voleurs, ou qu’un kilo de plomb tombe plus vite qu’une boule de papier, faudrait-il se considérer anormal de penser le contraire ?
Est-ce qu’une telle absurdité est possible ?
 
Est-ce qu’il suffit d’être plus nombreux pour décréter la norme ? Est-ce qu’il suffit de penser comme la majorité pour se sentir l’autorité de déterminer qui est normal ou ne l’est pas ?

Qui n’a pas entendu « tu n’es pas normal » ? « Ce que tu veux, fais ou dit n’est pas normal » ? En général quand on nous dit cela, on entend aussi  « tu es fou », « tu es dans l’erreur », « tu te trompes », « tu fais fausse route ». On nous dit cela comme si la normalité était une vérité absolue et que s’en écarter était le signe d’un dysfonctionnement profond. Cela blesse profondément ce genre de petite phrase et de jugement. Mais je pense qu’en regardant cela de plus près, il est possible d’apprendre à ne plus en souffrir.

Quand on nous dit que l’on ne se comporte pas ou que l’on ne pense pas de manière très normale, on a parfois envie de se justifier pour dire le contraire. « Mais non je ne suis pas anormal, je sais ce que je dis, je sais ce que je fais, je suis parfaitement normal ».

Est-ce que, finalement, on ne se trompe pas à son tour en voulant se défendre d’être anormal.  La normalité et la vérité semble en fait bien différente. Ahmid a raison. Les gens normaux sont seulement ceux qui sont les plus nombreux, pas forcément ceux qui ont raison, peut-être encore moins ceux qui recherchent la vérité.

En ré-écoutant la phrase d’Ahmid, j’ai compris que l’on confond ce qui est normal et ce qui est naturel. Quand on se défend d’être anormal, on se défend, en fait, d’accusations qui tendraient à nous faire passer pour des êtres marginaux ou pervers qui auraient décroché d’un sentiment, d’une vision, d’une connaissance, d’un rythme naturel de la vie.
Etre anormal ressemble donc plus à croire, penser, faire et dire une chose différente de ce que le plus grand nombre croit, pense, fait et dit. Pourquoi donc s’en offusquer si cela nous semble plus naturel ?

Quand on nous dit « tu n’es pas normal », pourrait-on avoir assez de courage pour répondre « Probablement. Tu as raison. Sur ce point que tu évoques, je ne suis pas normal. Ce que je fais, pense, dit ou croit est aujourd’hui ce qui me semble allé de soi et avoir la forme la plus naturelle ». Pourquoi se défendre d’être anormal si l’on est en accord avec soi et que l'on ne cause de tort à personne ?

Ceci n’est d’ailleurs pas une théorie pour marginaux. On a tous des pensées anormales.

Il y a ceux qui ont des pensées qui ne cadrent plus avec la majorité : untel trouve absurde d’être obligé de mettre sa ceinture de sécurité parce qu’il se considère seul débiteur de sa propre vie, un autre devient anormal le jour ou le vote de la majorité donne raison à l’autre camp, un autre encore est devenu anormal lorsqu’il a perdu le droit de fumer dans les lieux public, alors qu’avant il était normal.
Et puis il y a ceux qui ne cadrent pas encore avec la majorité : ceux qui pensent que les femmes devraient avoir un salaire équivalent aux hommes à travail égal, que manger bio est une base indispensable de la santé, que les origines ethniques ou la nationalité ne devraient pas affecter l’accès au travail, qu’il faut prendre soin de la Terre, que les résultats clinques de l’effet placebo devraient nous faire prendre autrement en compte la maladie, qu’une société civilisé et riche ne peut pas laisser mourir de faim ses administrés…

En y réfléchissant bien, il n’est pas nécessaire d’avoir découvert la théorie de la gravité ou le fonctionnement du système solaire en un siècle où l’ignorance généralisée prenaient ces théories pour des hérésies, pour reconnaître que l’on a tous une part d’anormalité.
 
Nous avons tous une part d’anormalité. La question c’est : qu’est-ce que l’on en fait ? S’il on n’est plus aujourd’hui brûlé sur le bûcher pour ce que l’on croit de nos jours en France, on peut être affecté de bien d’autres manières, assez destructrices également, pour notre part d’anormalité, qu’elle soit une erreur du passé, ou une anticipation de l’avenir.

Alors que faisons-nous de notre anormalité ? Sommes-nous prêts à l’assumer pour la vivre ou la remettre en cause ? N’est-ce pas ainsi que nous progresserons collectivement et individuellement ?

« Ce que le public te reproche, cultive-le, c'est toi. »
Jean Cocteau


Par Tristan Balguerie - Publié dans : Un peu de philosophie
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Vendredi 12 octobre 2007

Voici un petit western spaghetti du net.

liberation-de-la-croissance-copie-1.jpg Le bon,  En septembre 2007, la Commission pour la Libération de la Croissance Française et son Président, Jacques Attali, ont ouvert un site participatif de 36 blogs en vue de recueillir l’opinion des citoyens sur les leviers et les freins à la croissance. Le site appelé « Libération de la croissance » a été domicilié sous le nom www.liberationdelacroissance.fr. Il n’a pas été souhaité par les responsable du projet d'étendre la réservation du nom de domaine aux zones « .com », « .net » et « .org ».





julien-irondelle.jpg La brute,  Ce que le bon n'a pas fait, la brute l'a fait, et pas qu’un peu, il a réservé www.liberationdelacroissance.org, www.liberationdelacroissance.com, www.liberationdelacroissance.net. Sur chacune de ces URL on retrouvera la tête et la prose d’un certain « Julien Irondelle » qui s’est rendu tristement célèbre par cette carabistouille audacieuse. Le bougre n’en n’est pas à son premier méfait, ni les institutions à leur première mésaventure. Essayez donc www.grenelleenvironnement.fr ou  www.grenelleenvironnement.com ou encore www.grenelleenvironnement.net. C’est encore la tête de notre anti-héros national qui apparaît. Si vous voulez trouver le site officielle sur le Grenelle de l’environnement, vous devrez taper www.legrenelle-environnement.fr. Un peu plus compliqué à trouver…

Mais heureusement me direz-vous, le nom de domaine n’est pas tout ! Les moteurs de recherche sont là pour nous sauver de ces petites malveillances et en tapant « libération de la croissance » on devrait rapidement retrouver notre site officiel. Et bien non hélas ! Car pour bien apparaître, il faut avoir conçu un site optimisé pour le référencement et ce ne fut pas le cas de www.liberationdelacroissance.fr. Pendant les premières semaines de son existence le site était très mal classé en raison d’un manque d’optimisation et de la jeunesse du site. Si bien que la ribambelle des sites d’Irondelle était classée en pool position de Google bien avant le site officiel qu’on avait du mal à trouver !

Quelques semaines plus tard, le calme était revenu après une optimisation partielle de la page d’accueil du site officiel et une campagne d’achat de mot clés.

liberation-de-la-d--croissan.jpg ...et le Truand. Les malheurs de cette commission étaient terminées à ceci près que, l'événement politique national avait attiré des rois de la controverses. Et le  Bon est devenu également la cible de pastiche d’un goût plus ou moins douteux , jugez vous-même : http://www.liberationdeladecroissance.fr/.

A cela nous ne pouvons rien, il y aura toujours des amuseurs publics pour se moquer du pouvoir. Mais pour tout le reste, une plus grande maîtrise de la conception des sites institutionnels aurait pu éviter tous ces déboires.






La maîtrise d’ouvrage générale aurait du englober des paramètres de conception et de communication pour se prémunir de ces déboires.  En effet la communication Internet des institutions est fragile et délicate sur le net. C'est une cible d’attaque médiatique.
Les institutions sont fragilisées par la facilité avec laquelle ont peut détourner leur message sur Internet, par l'ampleur des relais média traditionnels qui crée une demande forte, par la pression des annonces qui ne permettent pas toujours de gérer au mieux les projets. Une conception de site institutionnel, qui plus est à caractère événementiel et politique fort, mérite donc un soin particulier en ce qui concerne la protection de son identité et de sa visibilité.

Ce soin particulier porte sur :

-         La programmation de la divulgation des noms de programme. On devrait s’interdire de diffuser le nom du programme avant d’avoir réserver les noms de domaine et ouverts les sites Internet. Les sites Internet devraient être ouverts bien avant les annonces pour s’assurer une longueur d’avance dans les classement des moteurs de recherche. Plus un site a d'existence, plus il améliore sa visibilité.

-         L’achat des noms de domaine doit être très largement couvert sur les zones et les expressions pour interdire le piratage d’identité de domaine,

-         L’optimisation des sites pour le référencement doit être prise en compte dés le début de la conception et suivie avec un grand sérieux jusqu’à leur lancement et pendant leur période d’activité.

C'est pas parce qu'on ne vend pas du Cola qu'il ne faut pas protéger sa marque.

Par Tristan Balguerie
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Jeudi 13 septembre 2007
La conception et le pilotage de projet sont l'art de satisfaire à un besoin en prenant en compte tous les paramètres  et toute sa complexité :
  • la personne, ou la la personnalité de l'entité ou du produit pour lequelle on travail
  • les internautes, leurs outils et leurs connaissances,
  • l'univers graphique du produit à créer
  • les aspects techniques
  • les besoins de référencement
  • l'image de marque et l'identité
  • l'architecture de l'information
  • l'univers sémantique
  • les besoins fonctionnels
  • l'évolutivité
  • l'objectif de ce que l'on fait
  • les contraintes que l'on a (le budget et le temps)
  • et j'en passe et des meilleurs
En voilà un paquet, volontairement dans le désordre.
Bref, construire un site web, à y regarder de plus près, est devenu à peu prés aussi complexe que de construire une maison. Il faut des éléctriciens, des plombiers, des carreleurs, des maçons, des terrasiers, des couvreurs... Dans le web on les appels, designeur, architecte de l'information, flasheur, développeur multimédia,  spécialiste du référencement, chef de projet...

Et bien, imaginez que, pour construire votre maison, sans le savoir, vous aviez fait appel à un carreleur. Habile et connaissant bien son métier, il vous fait passer ses idées sur sa manière de construire sa maison. Vous avez déjà vu une maison de carreleur... Moi oui. Et bien, il y a du carrelage dans toutes les pièces, et quelques fois du sol au plafond ! C'est pas que je n'aime pas le style, mais ce n'est pas forcément le genre de tout le monde.

Donc, dans cette grande famille du web, on tombe plus souvent sur un ancien carreleur ou un ancien vitrier pour faire sa maison que sur un architecte qui maîtrise tous les corps de métier et sait les piloter.

Cette fonction, architecte du web, c'est celle que j'ai exercée pendant 15 ans, et ce blog est un moyen de vous transmettre, non pas des trucs et astuces à 2 balles, mais plutôt une vision d'architecte qui ne soit pas empreinte des influences d'un corps de métier ou d'un autre afin de faciliter une vision synthétique de vos projets.

Le contenu n'est pas encore fixé, il s'établira au fil du temps, et comme tout blog il est interactif, alors n'hésitez pas à me laisser vos commentaires et suggestions.

A bientôt !
Par Tristan Balguerie - Publié dans : Mieux me connaître
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Présentation

Profil

  • : Tristan Balguerie
  • : 10/03/1966
  • : France
  • : Communication Web Marketing Conseil Management
  • : Professionnels des NTICs depuis 1994 j'ai exercé comme consultant, responsable de studio web et j'enseigne également à l'Institut International Multimédia du Pôle Léonard de Vinci.

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